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EXTRAITS D’ARTICLES PARUS DANS LA PRESSE LOCALE – (Y.R.)


08.03.2002 à 06h01

Solidarité

Institut de chiens d’aveugles : rendre leur autonomie aux déficients visuels

« Vous n’imaginez pas les progrès que fait Solo chaque jour... Avec lui, je peux traverser toute la ville et faire mes courses sans difficulté. Je ne l’ai
que depuis quatre mois mais on est déjà très complices. Parfois, j’ai l’impression que c’est de la transmission de pensée ». Longtemps marqué par la disparition
de son premier chien, Bambi, le président de l’institut de chiens d’assistance pour handicapés (ICAH) Bourgogne Franche-Comté, Jean-Bernard Bourgoin s’est
aujourd’hui trouvé un nouveau compagnon.
S’il lui permet avant tout de conserver son autonomie, ce labrador constitue aussi un précieux réconfort moral pour Jean-Bernard Bourgoin, bien qu’il ne
soit pas homme à se laisser abattre. Alors qu’il venait de perdre la vue, l’intéressé a fondé l’ICAH Bourgogne Franche-Comté en 1985 afin d’aider d’autres
personnes déficientes visuelles à trouver un chien-guide.
Depuis la création de l’association, une trentaine de chiens - des labradors ou des bergers allemands choisis pour « leur docilité et leur intelligence
» - ont ainsi été remis au terme d’un long parcours. Sans résultat garanti à l’avance, comme en témoigne le rapport moral présenté lors de la récente assemblée
générale de l’ICAH, aux Piedalloues à Auxerre où l’association a son siège.

En famille de tutelle avant l’entrée en centre

Parce qu’un chien se révélait « dangereux » du fait de son « anxiété » ou en raison du « manque de symbiose » entre l’animal et son nouveau maître, certaines
expériences ont avorté l’an dernier. Autre cause d’échec, la découverte d’une malformation lors d’une radio réalisée à l’âge de 12 mois : « Dans ce cas,
on réforme automatiquement le chien et c’est le travail de près d’un an qui tombe à l’eau », explique Jean-Bernard Bourgoin.
Dès la fin de leur sevrage, à deux ou trois mois, les chiens sont en effet remis à une famille de tutelle qui en étroite collaboration avec un tuteur se
charge de son éducation jusqu’à l’âge d’un an. Si les tests d’aptitude se révèlent concluants, le chien rentre alors dans un centre spécialisé où un éducateur
diplômé le forme durant quatre à six mois. La personne déficiente visuelle suivra ensuite un stage de trois semaines pour que celle-ci et son nouveau compagnon
apprennent à vivre ensemble.

Près de 100 000 F pour former un chien

Autant d’étapes qu’il ne faut surtout pas brûler, comme le souligne Jean-Bernard Bourgoin : « Certaines personnes veulent faire croire qu’on peut former
un chien-guide comme on dresse un chien aux concours d’agility, mais cela n’a rien à voir. Ce n’est pas pour rien si un éducateur doit avoir un brevet
d’étude professionnel agricole et un brevet technicien agricole, effectuer un stage en clinique vétérinaire et suivre une formation dans une école de chien-guide
».
L’association qui examine les dossiers de demande de chien-guide remet les chiens gratuitement aux personnes déficientes visuelles. Si l’ICAH peut compter
sur les cotisations de quelque 150 adhérents, les dons d’environ 300 membres bienfaiteurs, les dons exceptionnels d’organismes ou les subventions de collectivités,
l’institut doit aussi rechercher d’autres rentrées financières lorsqu’on sait que la formation d’un chien-guide s’élève à près de 100 000 F.
Comme chaque année, l’association sera ainsi présente sur les foires d’Auxerre et Bléneau ou lors des fêtes de la nature de Chablis et du parc du Boutissaint
notamment afin de vendre divers objets et ainsi pouvoir poursuivre sa mission.

Pour tous renseignements ou afin d’adresser des dons, contacter Jean-Bernard Bourgoin, 26, allée d’Anjou à Auxerre. Tél. 03.86.51.07.12.

Ch. P.

08.03.02 à 06h01

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SOLO LE LABRADOR DE L’ICAH

Au stand de l’Institut de chiens d’assistance pour handicapés (ICAH), pas besoin de longs discours pour comprendre tout l’intérêt de cette association.
Il suffit de regarder évoluer Solo, le labrador de Jean-Bernard Bourgoin, le fondateur. Non-voyant depuis 18 ans, Jean-Bernard Bourgoin a crée l’association
pour permettre de financer le dressage de chiens-guides.
« C’est entièrement gratuit. Nous nous chargeons de récolter les fonds. C’est une aide très précieuse pour un non-voyant ». Dernier projet bientôt concrétisé,
le dressage d’un jeune Labrador. Il suivra une formation de dix-huit mois pour un coût d’environ 100 000 F (15 244 E). Il y a peu, l’association a remis
la chienne Lara, à un jeune handicapé de Villeneuve l’Archevêque.
ICAH, 26 allée d’Anjou, à Auxerre. Tel : 03.86.51.07.12.

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11.03.2003 à 04h01

Solidarité

Solo, la vue de Jean-Bernard : une vie de chien d’assistance

L’Institut de chiens d’assistance collecte des fonds et éduque des chiens-guides. Jean-Bernard voit la vie quotidienne en Solo. Tobby est en formation
chez son tuteur.
« Je m’appelle Solo, j’ai 3 ans. Je suis arrivé chez mon maître, Jean-Bernard Bourgoin, à l’âge de 18 mois. Avant, j’étais comme Tobby, le labrador noir
qui est en face, en formation dans une famille d’accueil. L’année dernière, je suis déjà venu à l’assemblée générale de l’Institut de chiens-guides d’assistance.
Mon maître, qui a perdu la vue voici dix-huit ans déjà, en est le président. »
Jean-Bernard Bourgoin a perdu la vue, car il souffrait d’une rétinite pigmentaire. Après Bambi, il a un nouveau compagnon à quatre pattes qui l’accompagne
toute la journée dans sa vie quotidienne. Solo dort sur la couette du salon, mais le reste du temps, le labrador ne quitte jamais Jean-Bernard. « L’objectif
de notre association », explique le président d’ICAH, « est d’aider les aveugles ou les handicapés à avoir des chiens. Ce n’est pas évident : de son achat
à sa remise à un non-voyant, un chien-guide coûte plus de 13 000 euros. Nous avons des subventions de la ville d’Auxerre, du conseil général, de quelques
communes, des dons privés. Il y a un an, en mars dernier, nous avons pu remettre Sensi, un petit labrador, à Marc Pinto, un jeune homme tétraplégique de
16 ans, à Héry. Pour lui, c’est un compagnon de vie. Le chien-guide ne vous quitte jamais. Je vais à la gare, Solo m’accompagne… »

Tobby, un beau labrador

Sélectionnés et achetés avec grand soin, les chiots sont placés à l’âge de deux ou trois mois dans des familles de tutelle. En étroite collaboration, avec
un éducateur, les tuteurs entreprennent leur éducation avec une démarche bien précise. A l’âge de 11-12 mois, si les tests physiques et comportementaux
sont concluants, le jeune chien entre en formation dans un centre, avec un éducateur diplômé, avant d’être remis à son futur maître à l’âge de 18 mois.
Tobby, un beau labrador noir, présent, lui aussi à l’assemblée, place du Cadran (aux Piedalloues), samedi après midi, est en formation actuellement. Destiné
si tout va bien, à rejoindre bientôt son futur maître, à Villeneuve-l’Archevêque.
Labradors, golden retrievers, bergers canadiens parfois, sont souvent sélectionnés pour être chiens d’assistance. Choisis pour leur souplesse et leur sociabilité,
ils sont le plus souvent masculins. Tobby, qui a 11 mois, a été choisi à Branches. Son éducateur est Patrick Gauchot, ancien maître-chien de gendarmerie
- il travaillait notamment dans le domaine des stupéfiants - qui le forme bénévolement.
« Je lui enseigne comment il devra se promener le long du trottoir, faire ses besoins dans le caniveau, guider son maître sur le passage piétons, savoir
sa gauche, sa droite, éviter les obstacles », explique Patrick Gauchot. Mis aux côtés de son compagnon pour les besoins de la photo, Tobby ne quitte pas
son éducateur des yeux…
Pour collecter des fonds et répondre à d’autres demandes, l’association tient des stands dans une douzaine de foires annuelles plus des marchés de Noël
ou grosses animations. L’ICAH a fait l’acquisition d’un véhicule Trafic de six places, cette année, pour pouvoir se transporter. Quant à Tobby, il passera,
dans quinze jours, la radio des hanches pour vérifier qu’il ne souffrira pas de dysplasie. Avant de se former dans un centre, son futur maître fera aussi
un stage de formation de trois semaines. Le maître et le chien se découvriront peu à peu. Patrick Gauchot, de son côté, n’en perdra pas la trace. « les
chiens n’ont pas la notion du temps, pas la même que nous », dit-il. « Ils vous revoient trois mois après comme si c’était hier. Alors, je verrai Tobby
de temps en temps. Nous resterons au contact et je pourrai rendre visite à son maître si jamais il y avait un problème… »

Institut de chiens d’assistance, 26, allée d’Anjou, Auxerre.

N.-J. E.

11.03.03 à 04h01

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05.11.2003 A 04H01

Auxerre et Auxerrois

Au lycée Saint-Joseph à Auxerre : un temps fort autour du handicap

Témoignages, échanges, réflexions… Lycéens et associations se sont rencontrés, lundi, afin d’aborder le handicap. Avec l’objectif de dépasser sa peur.
Moment d’émotion, lundi après midi, au lycée Saint-Joseph. A l’occasion du passage de l’Office chrétien des handicapés (OCH), l’établissement a organisé
une rencontre entres différentes associations et les 500 élèves du lycée.
« Tous les ans, nous organisons un temps fort », explique Geneviève Clémencelle, professeur et animatrice en pastorale. « Cette année, l’OCH a entamé un
tour de France. Et comme 2003 est l’année du handicap, l’Office rencontre dans chaque ville des personnes handicapées. Pour sa visite à Auxerre, l’OCH
avait proposé des rencontres avec les jeunes autour de ce thème. Et j’ai suggéré d’élargir les rencontres. »

De la peur à l’émerveillement

L’objectif de cette manifestation était de sensibiliser les lycéens. « L’idée est de proposer aux jeunes de s’engager ». L’après-midi a débuté au gymnase,
où les différentes associations présentes ont pris la parole. Les classes ont été très sensibles au témoignage d’une jeune handicapée, ancienne élève du
lycée. De nombreuses associations et mouvements étaient présents : l’Institut des chiens d’assistance pour handicapés (ICAH), la Fondation de Solidarité
handicap, Lectures du cœur, Cerf-Volant, Voir ensemble, pour n’en citer que quelques-unes. « Comme l’a expliqué un des membres de l’OCH, la rencontre avec
une personne handicapée se passe en trois temps », explique Geneviève Clémencelle. « Il y a la peur, puis la compassion, et enfin l’émerveillement. Aujourd’hui,
les élèves sont dans un temps de découverte et de sensibilisation. La rencontre devient totale quand on arrive à l’émerveillement. »

S’engager

A l’issue des témoignages, chaque classe s’est retrouvée « en tête à tête » avec deux membres d’association. La classe de première bac pro a ainsi échangé
pendant près d’une heure avec un joueur de basket du comité handisports de Bourgogne et une personne de l’aumônerie des malades du centre hospitalier d’Auxerre.
Chaque association a aussi fait des propositions d’engagement. Le comité handisports a suggéré, par exemple, aux élèves de participer à un match de basket
en fauteuil, ou encore de suivre les rencontres sportives des joueurs du comité. L’aumônerie a proposé que les lycéens constituent un groupe afin d’animer
une rencontre annuelle sur un thème spirituel avec des jeunes handicapés. Autant d’occasions pour les lycéens de partager la vie des personnes handicapées.
La journée s’est terminée par la projection d’une vidéo et un goûter.

05.11.03 à 04h01

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 Article: Yonne Républicaine

Comme chaque année, l'assemblée générale de l'ICAH (l'Institut de chiens d'assistance pour handicapés) s'est déroulée samedi
à la salle polyvalente des Piedalloues. L'association achète des chiots qui sont formés pendant dix-huit mois par un éducateur spécialisé.
Si l'animal donne satisfaction, il est remis gratuitement à une personne déficiente visuelle, dont l'autonomie se trouvera ainsi grandement améliorée.

En 2003, deux personnes ont fait des demandes de chien guide.
L'ICAH a donc fait l'achat de deux chiots auprès de Valérie Valler, éducatrice travaillant avec l'association depuis l'année dernière. « Nous avons choisi
des bergers blancs suisses plutôt que des labradors, qui souffrent fréquemment de dysplasie, une maladie de la hanche », a indiqué Jean-Bernard Bourgoin,
président et fondateur de l'ICAH.
Ils seront remis à leurs nouveaux propriétaires dans le courant de cette année
Yonne Républicaine 30 Février 2004

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